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Bretagne : lancement de l’Océanoptimisme

De juin à septembre 2016, LiberBed organise l’Océanoptimisme. Ce cabotage éducatif s’inscrit dans un projet collectif le long des côtes bretonnes. Visite du voilier, discussions autour des enjeux du littoral, ou encore sensibilisation à l'éco-navigation sont prévues.  LiberBed est une association loi 1901 créée en 2015 par un groupe d’amis. Située à Saint-Grégoire, dans l’Ille-et-Vilaine (35), cette structure agit en faveur d’une transition écologique et sociale de nos sociétés. Ce cabotage s’inscrit-il dans une démarche en faveur de l’environnement ? Explications.

 

« En France, le littoral constitue un terrain de jeu intéressant pour mener des actions », affirme Baptiste Ansion, co-président de LiberBed. L’association organise l’Océanoptimisme. Pendant 4 mois, Pauline, Sarah, Anthony, Baptiste et Maël prendront la mer le long des côtes bretonnes. L’objectif ? Préserver et valoriser les littoraux en offrant des espaces d’échanges et de sensibilisation. Ils constituent d’importants foyers environnementaux, sociaux et artistiques. Toute personne fréquentant le bord de mer est conviée. Ce projet ludique mêle chansons et déguisements. « Nous ne voulons pas avoir une approche moralisatrice ou culpabilisatrice. Nos activités ont pour ambition de stimuler la réflexion collective et individuelle, afin de valoriser l’environnement » confit Baptiste. Cette idée vise à favoriser la discussion autour des enjeux écologiques et environnementaux du littoral. De Saint-Malo à l’Île d’Houat, Brest ou encore Roscoff, seront proposées des activités à prix libre. Ainsi, des balades, des discussions, la visite du voilier, et des concerts ponctueront l’escapade. Tout le monde est invité à proposer une activité à l’équipage. « Avec les connaissances de chacun, nous développons l’esprit critique pour une transition écologique au service d’un changement social ». Ce voyage combine voile et éducation populaire. Une démarche importante pour l’association et ses membres : « Nous désirons faire réfléchir chaque individu sur son lien avec la nature. Avec l’aide d’outils pédagogiques et sensoriels, ce projet s’inscrit dans une démarche d’éducation populaire ». Afin de célébrer le départ de cette aventure, LiberBed organise un grand événement public le dimanche 12 juin 2016, au port de Locmariaquer (56). A son échelle, l’association crée un élan en faveur de l’environnement.

Plus d’infos :

http://liberbed.net

Chut ... Les citoyens sont consultés !

Le 26 juin aura lieu la consultation locale en Loire-Atlantique sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-Des Landes. France Nature Environnement appelle à la transparence du gouvernement pour avoir un avis éclairé sur la question.

 

Mercredi 1er juin, la CNDP a adopté le document de synthèse censé présenter « de façon claire et objective » le projet d’aéroport à NDDL pour la consultation locale en Loire-Atlantique le 26 juin prochain. Avec cette consultation, le gouvernement prétend ainsi régler ce dossier en semblant jouer le jeu de la démocratie. Malheureusement, la première étape de la démocratie, c’est l’information. Or, bien des zones d’ombres subsistent sur ce dossier !

Un rapport officiel à la trappe

La ministre en charge de l’Environnement a commandité, à la mi-janvier dernier, au Conseil Général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) un rapport sur les avantages et inconvénients de différentes options concernant le développement des infrastructures aéroportuaires de la région nantaise et notamment le projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes (NDDL).Ce rapport, rendu public en avril dernier, concluait que « Le projet de nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes apparaît surdimensionné. ». On pouvait donc légitimement s’attendre à ce que le gouvernement renonce au projet initial et approfondisse enfin les alternatives plus économes. En effet, quel est l’intérêt de demander à certains citoyens leur avis sur un projet s’il est jugé surdimensionné par une expertise ministérielle ? Et pourtant, la consultation locale est maintenue… et la question initiale aussi ! Le gouvernement a confirmé, lors d’une séance de question au Parlement, qu’il fera comme si ce rapport, officiel mais dérangeant, n’avait jamais existé. Le seul choix qu’auront les habitants de Loire-Atlantique le 26 juin sera de voter pour ou contre un projet surdimensionné, sans alternative possible.

Service minimum pour informer le citoyen

Le délai minimum de mise en ligne du document de la CNDP permettant aux citoyens d’avoir les informations nécessaires à un vote en connaissance de cause n’est que de quinze jours avant le vote ! Précisions qu’il sera uniquement disponible sur internet et dans les mairies. Les personnes n’ayant pas accès à internet et travaillant aux horaires « de bureau » n’auront donc pas accès à l’information. Nous sommes loin des délais raisonnables prévus normalement pour toute démarche d’information du public dans les dossiers environnementaux, comme le prévoit la Convention d’Aarhus.

La dissimulation : une tradition administrative ?

C’est la cinquième fois que les associations ont recours à la Commission d’accès aux documents administratifs pour que soient rendus publics des documents relatifs à NDDL (pour lire le dossier de FNE sur les dissimulations sur ce dossier, cliquez ici). La dernière fois, c’est uniquement suite à une fuite dans le Canard Enchaîné qu’une note de la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) confirmant que le réaménagement de l’aéroport actuel serait bien moins destructeur que la construction du nouveau, contrairement à ce qu’affirmé par les supporters du projet. C’est aussi par une fuite dans ce journal qu’ont été rendues publiques des données montrant que le futur aéroport sera en fait bien moins fonctionnel et important que l’actuel  aéroport de Nantes Atlantique.

 

Plus d’informations :

www.fne.asso.fr

www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=CFA0FC1C295C280735DA892ABFDA48B5.tpdila10v_1?cidTexte=JORFTEXT000032447327&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000032447114

Michel Cymès : « Savoir se faire plaisir »

Les conférences médicales qu’il anime aux quatre coins de France, dans le cadre du Club Prévention Santé et en partenariat avec Harmonie mutuelle, font salle comble. Michel Cymes était à Vannes, jeudi 2 juin, pour aborder les « Mystères de la mémoire ». Rencontre avec le célèbre docteur du Paf.

 

Quelles sont vos préconisations pour « vivre mieux et plus longtemps », selon le titre de votre dernier livre (*) ?

L’un des mots-clés du livre, c’est la prévention. Prévenir, c’est prendre conscience que notre organisme ne peut pas supporter tout, tout le temps. La deuxième notion essentielle est celle du plaisir. Il faut tout mettre en œuvre pour faire passer le plaisir, dans les actes du quotidien : manger, discuter… .Avec ce livre, mon idée était de ne pas culpabiliser le lecteur mais de l’accompagner en délivrant des conseils pratiques et applicables en matière d’alimentation, d’activité physique ou sociale. Moi-même et bien que médecin, je fais aussi des excès L’important est de compenser, d’équilibrer.

Vous invitez, entre autres, à une alimentation plus équilibrée, voire bio… Etes-vous un consommateur « bio » ?

Je m’inscris plutôt dans la tendance « Tiens, si j’essayais ! ». Pour une raison simple, l’offre augmente considérablement. Et puis on est sorti de l’image « Larzac » des magasins « bios », un peu poussiéreux et fréquentés par des personnes avec les cheveux longs et des pulls à trous. Aujourd’hui, tous les magasins bios sont beaux et donnent envie d’acheter ! Au-delà du goût, j’apprécie aussi d’y trouver des aliments qu’il n’y a pas ailleurs, comme certaines farines pour fabriquer mon pain ou des graines de lin que je mets dans les salades.

Régime sans gluten, végétarisme, crudivorisme… ont le vent en poupe. Vous n’y êtes pas vraiment favorable ?

Je suis un scientifique et je veux des preuves. Or, jusqu’à présent, aucun article scientifique n’a prouvé l’efficacité de ces régimes. Mais, si à une époque, je pouvais devenir un peu agressif sur le sujet, j’ai évolué et je deviens plus tolérant dans le sens où ces modes d’alimentation ne semblent pas entraîner de carences. A partir du moment où une personne se sent mieux à manger sans gluten, ou sans viande et que cela n’a pas de conséquences sur sa santé, alors pas de problème !

Les mesures prises pour lutter contre la pollution atmosphérique, largement incriminée dans le boom des maladies respiratoires, vous semblent-elles suffisantes ?

J’habite à Paris où la pollution atmosphérique est un vrai problème. On ne peut pas continuer à asphyxier la capitale comme ça et les mesures prises par la municipalité me semblent intelligentes. Evidement, arrêter la circulation des voitures complique les déplacements et il faudrait, parallèlement, davantage développer les alternatives. Personnellement, s’il y avait de vraies pistes cyclables à Paris, je ne me déplacerai qu’en vélo… mais ce n’est pas encore suffisant. Il faut que Paris devienne Copenhague ou Amsterdam !

Vous êtes un fervent défenseur du bien-être au travail. Croyez-vous vraiment que bien-être des salariés et productivité de l’entreprise soient compatibles ?

C’est prouvé et c’est ce que comprennent de plus en plus de dirigeants d’entreprise. Un salarié heureux dans son travail et un salarié plus rentable ! Dans les entreprises qui consacrent une salle pour le sport, aménagent un espace détente avec baby-foot…, on constate une diminution des arrêts de travail ou maladie, des risques de burn-out et même du présentéisme. Même s’il y a encore un travail énorme à faire dans ce domaine, ça bouge et c’est encourageant.

 

(*) « Vivez mieux et plus longtemps » par Michel Cymes, aux éditions Stock

Nos océans sont à bout de souffle !

Aujourd’hui, 8 juin 2016, on fête l’océan à travers le monde. Une occasion pour se rappeler de l'importance des océans dans notre vie quotidienne. WWF appelle ainsi à une réglementation de la pêche à travers le monde pour protéger l’océan.

Surpêche, pêche illégale, captures accidentelles… Pendant des siècles, l’humanité a agi comme si mers et océans étaient des ressources inépuisables capables de nous nourrir et de se régénérer à l’infini mais il n’en est rien. Dans le monde, 90% des stocks de poissons sont surexploités ou exploités à leur maximum, les captures accidentelles représentent 40% des volumes de pêche globaux, 12 à 28 %des prises mondiales proviennent de la pêche illégale. De nombreuses solutions existent pour réduire les pressions exercées sur les océans. Il est urgent de les mettre en œuvre !

Pour rappel, le 30 mai, le WWF annonçait qu’en moins de 6 mois la France avait déjà consommé l’équivalent de l’ensemble des ressources halieutiques qu’elle pouvait pêcher et élever dans ses eaux nationales métropolitaines et reportait, à compter de ce jour, ses impacts sur les autres pays, notamment sur les plus vulnérables.

En cette Journée Mondiale des Océans, le WWF rappelle ainsi que nous sommes tous concernés et que chacun d’entre nous, peut accélérer le mouvement vers une pêche plus durable. « L’océan est une ressource renouvelable capable de répondre aux besoins de toutes les générations futures si les pressions auxquelles il est exposé sont efficacement atténuées », explique Isabelle Autissier, présidente du WWF France. « Les institutions, l’industrie et les consommateurs ont une grande responsabilité sur la durabilité des ressources et les conditions de vie des communautés des pays qui dépendent le plus de la pêche ».

Le WWF appelle ainsi les organisations internationales à prendre de toute urgence des décisions en faveur de la préservation des ressources, comme la réduction de la pêche des thons dans l’océan Indien qui doit être accélérée. L’Union européenne à renforcer la mise en œuvre de sa législation en matière de pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Les entreprises à transformer leurs politiques d’approvisionnement en produits de la mer en respectant des chartes proscrivant tout achat provenant de la pêche illégale et en favorisant les pêcheries certifiées MSC ou les élevages ASC. Le WWF invite également les entreprises qui le peuvent à se faire le relais de sensibilisation pour une pêche responsable, aux consommateurs à prendre conscience de leur rôle et de leur pouvoir.

Le WWF a ainsi lancé en 2015, le programme Fish Forward, sensibilisant les citoyens européens à l’impact de leur consommation sur les pays du Sud et recommandant notamment l’achat responsable de produits de la mer en favorisant par exemple les produits certifiés MSC ou ASC Afin de sensibiliser le plus grand nombre à une pêche durable, le WWF France s’investira sur plusieurs fronts lors de la Journée Mondiale des Océans, le 8 juin.

Au programme notamment : une collaboration avec Demotivateur afin de sensibiliser le grand public à l’importance de la diversification via une recette simplissime faite à partir du trop peu connu thon listao. De 17h à 18h, l'Atelier des Chefs proposera, avec le WWF France, un e-atelier à destination des parents/enfants. Ces derniers y apprendront à cuisiner du chinchard en live avec un chef qui répondra en direct aux questions des internautes. A partir de 20h50 et jusqu’au petit matin, le WWF France accompagnera enfin La Nuit des Océans sur France Ô.

Pour suivre notre campagne pour une pêche responsable :

www.wwf.fr/oceansmenaces

Plus d'informations :

www.un.org/fr/events/oceansday

www.wwf.fr

www.francetelevisions.fr/nuit-ocean2016

www.fishforward.eu/fr

www.demotivateur.fr

Zéro Déchet : Mode d'emploi

Le 1 juin dernier, Béa Johnson livrait le mode d'emploi de son mode de vie "zéro déchet" lors d'une conférence au Palais des Arts de Vannes, organisée par Bretagne Durable et les magasins BioGolfe, en partenariat avec Vannes Agglo et la ville de Vannes. Morceaux choisis ! Retrouvez ici notre playlist.

 

 « Nous voulions une vie basée sur le verbe être et non avoir ». C'est la raison qui a mené Béa Johnson à changer de mode de vie. Ce faisant, elle a inspiré des milliers de gens à travers le monde. Le 1 juin, elle donnait une conférence au Palais des Arts de Vannes devant plus de 600 personnes. L'objectif : faire partager au plus grand nombre le mode d'emploi de cette façon de vivre sans déchet. Aujourd'hui, leurs déchets annuels générés par sa famille de 4, elle, son marie et ses 2 enfants (sans compter Zizou, le chien zéro déchet !) sont contenus dans un bocal de 500 ml (1L en 2014) ! « Pour en arriver là, un long processus a été nécessaire. Il a fallu trouver un nouvel équilibre, désapprendre les habitudes et trouver des alternatives. Parfois ça marche très bien et parfois... Pas du tout ». C'est ce que nous explique Béa Johnson, avec humour, en nous racontant par exemple la réaction de son mari à une recette de shampoing alternative, nécessitant un rinçage au vinaigre de cidre : « J'en ai marre que tu sentes la vinaigrette ! » s'exclame-t-elle sur scène.

Plus qu'un challenge, un mode de vie !

La franco-américaine offre son témoignage comme un outil pour aider chacun à trouver son propre équilibre. « Le zéro déchet ne doit pas être un challenge de court terme mais un mode de vie à long terme ! », assume-t-elle. Pour s'y tenir, l'important serait selon elle donc de prendre son temps, « pour trouver ce qui convient à son style de vie ». Le point de départ ? « 5 règles primordiales à appliquer dans un ordre précis : Refuser (ce dont on a pas besoin), réduire (ce qui nous est nécessaire), réutiliser, recycler et enfin composter. » La clé ? Questionner sa consommation. « Ai-je vraiment besoin d'un épluche-légumes ? » donne-t-elle en exemple. Et étonnamment, sa réponse est non : sa famille consomme les légumes (bio) qui le peuvent avec leur peau, pour conserver les vitamines. A chacun donc, de questionner ses automatismes pour réévaluer ses besoins. Attention tout de même au piège de remplacer à l'identique les produits emballés ! « Il est préférable de se satisfaire de ce que l'on a à disposition », précise-t-elle, et de se laisser surprendre par de nouveaux produits.

40% d'économie !

Mais si c'est à chacun de définir ses besoins, il y a des objets auxquels l'ambassadrice du zéro déchet a déclaré la guerre : les produits à usage unique. « Acheter du jetable c'est littéralement investir dans la décharge, jeter son argent par les fenêtres ! ». En effet, puisque depuis qu'elle applique ce mode de vie zéro déchet, Béa Johnson a réduit de 40 % sa facture… « A ce moment-là, détaille-t-elle, j'ai réussi à convaincre Scott, mon mari », souffle-t-elle. Et elle en profite pour nous donner sa méthode pour bannir les déchets de sa vie : éviter les allées centrales des supermarchés pleines de produits suremballés. Préférer les pourtours du magasin, remplacer les sacs plastiques par des sacs en tissus, et même, remplacer les protections hygiéniques jetables par la coupe menstruelle, alternative durable ! A l'écouter, ça ne semble pas sorcier. Et quand on l'entend vanter le temps gagné , on ne regrette qu'une seule chose : Ne pas avoir essayé avant !


Le livre de Béa Johnson, « Zéro Déchet », traduit en 11 langues, connaît un succès retentissant. Il s'agit d'un guide pièce par pièce, étape par étape pour passer à une vie sans déchet. A lire, dès que possible !


Pour en savoir plus :

www.zerowastehome.com

Retrouvez ici l’interview de Béa Johnson, auteure du livre « Zéro déchet » :

www.soundcloud.com/sans-transition-magazine/bea-johnson

Retrouvez notre playlist ici :

www.dailymotion.com/playlist/x4k9re_BD_info_zero-dechet-conference-de-be...

La fin du glyphosate ?

La Commission européenne proposait aujourd’hui aux Etats membres une prolongation de l’autorisation du glyphosate pour une période de 12 à 18 mois. Aucune majorité qualifiée n’a été obtenue. Ce laps de temps supplémentaire devait permettre à l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) de remettre un avis scientifique. La France s’était engagée à voter contre le glyphosate et s’est finalement abstenue. Pour Foodwatch, Générations Futures et la Ligue contre le cancer, ce feuilleton à rebondissements doit cesser. La parole à ses trois acteurs qui considèrent que l’autorisation du glyphosate ne doit pas être renouvelée puisqu’il est considéré comme probablement cancérogène pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS (Organisation mondiale de la santé).

 

 « Le doute s’est enfin immiscé parmi les Etats membres qui ne sont pas parvenus aujourd’hui à une majorité qualifiée sur la prolongation du glyphosate en Europe, même pour quelques mois. Pour foodwatch, la Ligue contre le cancer et Générations Futures : « C’est un bon signe. Mais contenu des menaces pour la santé,  il ne s’agit plus de tergiverser. Il faut protéger la santé des citoyens et appliquer strictement le principe de précaution inscrit dans nos textes européens et donc ne pas renouveler l’autorisation ». Les trois organisations s’inquiètent de l’abstention de la France alors même que Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, s’était récemment engagée à voter « non ». Sept Etats membres se seraient abstenus aujourd’hui : la France, l’Allemagne, l’Italie, la Grèce, le Luxembourg, l’Autriche et le Portugal. Malte serait le seul pays à s’y être clairement opposé, tandis que tous les autres auraient voté favorablement. Le Commissaire européen, visé par une pétition des trois organisations qui a déjà rassemblé près de 155.000 signatures, devrait communiquer sur les prochaines étapes du processus dès demain. En l’absence de décision claire de la part des Etats membres, c’est vraisemblablement un comité d’appel présidé par la Commission qui tranchera d’ici le 20 juin. Alors que les lobbies de l’industrie chimique se lamentent de la politisation du débat, la Commission joue la montre en se réfugiant derrière un avis de l’ECHA. Pour foodwatch, Générations Futures et la Ligue contre le cancer, l’exécutif européen devrait tirer les conclusions de cette impossibilité de parvenir à une majorité qualifiée. Rappelons que l’autorisation du glyphosate, principale substance active déclarée du Roundup de Monsanto, expire le 30 juin prochain. Le glyphosate est le pesticide le plus vendu au monde. »

 


 « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures »

Le 17 juin prochain, se tiendra la conférence « Pesticides, s’informer pour agir au bénéfice des générations futures » lors des rencontres Bio en Provence, à Manosque. Cet événement est co-organisé par Provence Durable magazine. Le Dr Denis Lairon, chercheur à l'Inserm, sera également présent pour la Table Ronde : " Que mangent nos enfants ? ". En partenariat avec Aval Bio PACA, association qui fédère les entreprises d’agricultures biologiques, la conférence sera animée par François Veillerette. Il est le porte-parole de l’association Générations Futures et ancien président de Greenpeace France.


 

Plus d’infos :

www.generations-futures.fr/

www.foodwatch.org/fr/s-informer/topics/glyphosate/petition-contre-le-gly...

www.eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2002:031:0001:00...

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