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Un nouveau potager « Incroyables Comestibles » à Brest

Le collectif brestois des Incroyables Comestibles a inauguré un nouveau potager rue Saint-Malo, dans le quartier de Recouvrance à Brest, en février. Le jardin se compose de quelques m² de terre mis à disposition par la municipalité. Des bacs en bois destinés à faire pousser des plantes y ont aussi été installés. C’est désormais aux habitants du quartier de s’approprier les lieux pour y faire prospérer légumes et autres végétaux. Des denrées qui, une fois récoltées, pourront être partagées. 

Plus d'infos :

www.incroyables.infini.fr

Chronique - Nucléaire : déconstruire la vérité officielle

Trente ans après la catastrophe de Tchernobyl, le tableau officiel de l’énergie atomique ne semble pas avoir été retouché. Particulièrement en France, où la majeure partie de l’électricité produite est d’origine nucléaire.

Dans cet ouvrage, Yves Lenoir, ingénieur de formation et président de l’association Enfants de Tchernobyl Belarus, analyse les éléments qui ont construit le système international de normes relatif au nucléaire. Système à l’origine du rapport culturel entretenu par nos sociétés vis-à-vis de l’atome. Au travers d’une enquête historique, l’auteur revient sur le prosélytisme effectué dès le début du XXe siècle pour promouvoir l’atome. Et sur les campagnes de publicité qui, dans les années 1950, présentent cette énergie comme un produit miracle. Yves Lenoir s’intéresse surtout à la façon dont les référentiels de protection des populations en cas d’accident ont été définis. Sa conclusion : ils ont été créés en dehors de tout processus démocratique en minorant les effets délétères de la radioactivité sur la santé et l’environnement.

La comédie atomique - L’histoire occultée des dangers des radiations, Y. Lenoir, La Découverte, 2016, 320 pages, 22 euros

Nouveaux OGM : 7 associations de la société civile claquent la porte du haut conseil des biotechnologies

Par France Nature Environnement, Les Amis de la Terre, La Confédération Paysanne, Fédération Nationale d'Agriculture Biologique, GreenpeaceRéseau Semences Paysannes, Union Nationale de l'Apiculture Française

Le sujet des nouveaux OGM mérite un réel débat sociétal et scientifique, impossible au sein du Haut Conseil des Biotechnologies. C’est pourquoi aujourd’hui, nos sept organisations de la société civile (Les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique, France Nature Environnement, Greenpeace, le Réseau Semences Paysannes et l’Union Nationale de l’Apiculture Française) démissionnent conjointement de cette instance, aux mains des lobbyistes de l’agrochimie et des OGM.

Après plusieurs mois de travaux, nos organisations font le constat amer que tout débat sur la question des nouveaux OGM est forcément tronqué au sein du HCB. Malgré de nombreux dysfonctionnements, nous avons de nombreuses fois tenté de porter la voix de la société civile en son sein. Peine perdue puisqu’aujourd’hui le HCB, avec la complicité du gouvernement français, méprise tout avis contradictoire aux intérêts de l'industrie des OGM.

Censure du HCB et complicité du gouvernement

La censure par le HCB d’un avis scientifique divergent pointant les risques des nouveaux OGM en février dernier a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Nos organisations avaient alors suspendu leurs travaux, attendant que cet avis rédigé par Yves Bertheau, directeur de recherche à l’INRA, soit enfin rendu public et transmis aux autorités françaises et européennes par le HCB. Deux mois plus tard, ce n’est toujours pas le cas et le HCB s’acharne à dissimuler toutes les données scientifiques qui remettent en cause les nouvelles techniques de modification génétique. Résultat : le gouvernement français se base sur un vrai-faux avis scientifique totalement partial, drapé d'une consultation de la société civile qui n'a jamais été menée à son terme. Ce vrai-faux avis est également sur la table de la Commission Européenne en tant que référence française.

L’enjeu est absolument crucial puisque la Commission européenne, après 8 ans de controverses sur le statut de ces nouveaux OGM, publiera prochainement une interprétation juridique, en ayant le vrai-faux avis comme référence française. C’est sur cette base qu’elle décidera de l'exclusion ou non de la réglementation OGM (directive 2001-18) de ces  nouvelles techniques de modification génétique. Si elles en étaient exclues, les organismes issus de ces techniques pourraient être librement cultivés en échappant à toute évaluation, traçabilité et  étiquetage OGM en Europe, avec les risques pour la santé, l’environnement, les pratiques agricoles et la sécurité alimentaire que cela engendre. Elles faciliteraient par la même occasion la brevetabilité du vivant.

Nous ne ferons pas partie de cette mascarade, qui veut nous faire croire à tous que ces nouvelles techniques de modifications génétiques ne sont que de simples mécanismes naturels de mutation. Nos organisations restent cependant prêtes à travailler dans un cadre réellement démocratique et transparent, où les décisions ne sont pas prises avant même que les débats ne soient entamés, où les positions divergentes puissent être entendues et retransmises.

La prise en compte des demandes de la société civile relève de décisions politiques. Nos organisations continueront à se mobiliser et à alerter l'opinion publique sur ce sujet.

Photo : Pixabay

"Intermarché m'a tué"

Par le Syndicat national des industries de l’emballage léger en bois

Les maraîchers sont responsables de leurs produits ; ils en développent la qualité et en défendent la provenance. Ils investissent leur argent, leur énergie, leur vie, et se battent contre le dumping social intra-européen. Pour maintenir cette qualité, ils veulent choisir le bon matériau d’emballage : tel est le sens de la charte de libre choix d’emballage, signée en janvier 2015 par toute la filière. Au moment où Intermarché communique sur ses partenariats locaux, l’enseigne impose en région un vrai diktat à ses fournisseurs, les obligeant à utiliser des caisses en plastique que ces derniers doivent louer à un partenaire d’Intermarché, Ifco. Le plastique, matériau non durable, aux conséquences sur l’environnement et la santé plus qu’incertaines (les « océans de plastique »), remplace le bois, matériau renouvelable, durable et sain ! Alors, COP 21, Développement Durable, Économie Circulaire, Matériaux Renouvelables ? Tout cela n’était donc qu’un leurre ? (...)

Lire la suite sur www.emballage-leger-bois.fr

Chronique - Tailler ses arbres en douceur

Qui dit arbre mal taillé dit arbre abîmé. Car couper une simple branche peut provoquer d’importants déséquilibres chez ces végétaux qui prennent leur temps pour pousser. De fait, une mauvaise taille peut s’apparenter chez l’arbre à une blessure difficilement réparable. à l’inverse, une bonne taille peut aider au développement harmonieux des arbres. C’est ce qu’explique l’arboriste Alain Pontoppidan dans J’apprends à tailler mes arbres, fruitiers, arbustes... Dans cet ouvrage pratique et illustré par des dessins et des photos didactiques, l’auteur indique comment éclaircir et tailler en douceur ses arbres fruitiers ou d’ornements. Il passe ensuite en revue plusieurs essences et indique comment améliorer leur productivité et leur floraison. Plus qu’un guide pratique, ce livre est une invitation à mieux comprendre et respecter ses arbres. Ils vous le rendront bien !

J’apprends à tailler mes arbres, fruitiers, arbustes... A. Pontoppidan, Éditions Terre vivante, 2016, 120 pages, 14 euros

Photo : Pixabay

Christian Guyonvac'h : « la centrale à gaz ne réduira pas la dépendance énergétique de la Bretagne »

Christian Guyonvarc’h est adjoint au maire de Guipavas (29) et vice-président de Brest Métropole. Ce membre de l’Union démocratique bretonne (UDB) est un ardent opposant au projet de centrale à gaz de Landivisiau. Pour lui, la construction d’un tel équipement menacerait le développement des énergies renouvelables en Bretagne. 

Les promoteurs de la centrale expliquent qu’elle est nécessaire pour l’indépendance énergétique de la Bretagne. Vous dites précisément le contraire. Pourquoi ?

Parce que la France importe la totalité du gaz qu’elle consomme. D’ailleurs, le terminal gazier du port de Saint-Nazaire, à Montoir-de-Bretagne, doit recevoir du gaz de schiste américain à partir de 2018. La centrale serait approvisionnée avec ce gaz si elle devait se construire. D’autre part, Direct Énergie, le futur exploitant de la centrale, prévoit un rendement énergétique de 54 %. Le reste (46 %) ne serait que pure perte. Nous avons aussi calculé que la centrale émettrait autant de gaz à effet de serre en 6 mois que les circulations automobiles du Finistère et des Côtes-d’Armor réunies sur la même période. Ce projet ne va pas réduire la dépendance énergétique de la Bretagne et il n’est ni propre, ni économique.

Pour quelles raisons dîtes-vous que ce projet s’oppose au développement des énergies renouvelables ?

Il existe un projet de ligne électrique marine entre le Finistère-nord et l’Irlande. Cette ligne pourrait être opérationnelle dès 2022. Le but est d’assurer une interconnexion entre les réseaux éoliens français et irlandais et ainsi pallier la fragilité du réseau breton. Mais nous craignons que la centrale ne menace ce projet. Nous avons également peur qu’elle mette à mal les investissements dans les solutions de stockage d’électricité d’origine renouvelable. Stockage qui permettrait de faire face à l’intermittence de la production (éolienne, solaire notamment) qui dépend des aléas climatiques.

Cette situation renvoie donc, selon vous, à l’organisation du marché électrique français ?

Oui. Car le marché français est organisé selon une logique de flux et non pas de stockage. Pourtant, des solutions existent. Comme les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP). Les STEP consistent à superposer deux bassins d’eau. De l’eau est pompée pour la stocker dans le bassin du haut lorsque les consommations sont faibles. Puis cette eau est relâchée pour alimenter une turbine lorsque les consommations sont élevées. Notons que la Suisse utilise les STEP pour stocker de l’électricité nucléaire achetée à la France en heure creuse, au moment où elle coûte peu cher. Elle revend ensuite cette même électricité à la France en heure de forte consommation à un prix plus élevé. C’est aberrant. Mais cela ne fera que s’accentuer si nous ne développons pas nos propres solutions de stockage, en France comme en Bretagne.

Plus d'infos :

www.nonalacentrale.fr

 

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