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Magazine

Bretagne Durable - n°11 - printemps 2014

3,50 €

Sommaire: 

  • Échos d'ici et d'ailleurs

  • Controverse : Pour ou contre les emplois aidés
  • Un temps avec.........Dany Cohn-Bendit « Cochons ou touristes, il faut choisir ! »

  • Dossier : QUE MANGENT NOS ENFANTS ? LES DESSOUS DE L’ASSIETTE

  • Vagabondages..........NDDL : belle vue sur la Zad; Un élevage en pleine mer unique en France

  • Initiatives............. Une maison tout en carton; Quand les plantes filtrent l’eau; Mes restes... au compost !; Cap vers l’installation agricole

  • Breton d'ailleurs : Patrick Manac’h : humaniste sans frontière

  • Portrait de militant : Philippe Vital, La solidarité ? C’est Vital !

  • Société...............« La prison n’est pas la solution miracle »

  • En pratique............Pour une pêche à pied responsable

  • À faire cette saison .....À table - Au jardin - Au foyer

  • Carnet de balade : Entre nature et légendes, le Mont Saint-michel

  • Lumières..........La coopération entre acteurs reste à inventer; Quand l’intelligence politique des citoyens se met en scène

  • Éco-Club............ Rubrique d'expression citoyenne

  • Arts & Culture

  • Sur la toile

  • Sortons !

  • Carnet d’adresses

Édito: 

« OGM, non merci » ?

En pleine période électorale, les OGM s’invitent dans l’assiette parlementaire. Alors que les citoyens s'opposent majoritairement aux OGM (sondages, pétitions, arrêtés municipaux… l’attestent), le Sénat a rejeté lundi 17 février une proposition de loi socialiste visant à interdire la mise en culture d’un maïs OGM américain. Après cette tentative avortée d'interdire, sur son sol, un OGM autorisé par l'Europe, le gouvernement a donc rédigé en catimini un arrêté ministériel pour éviter de nouvelles cultures OGM printanières.
Car Bruxelles avait donné son autorisation à la culture de ce nouveau maïs transgénique américain (MON 810) par 19 voix sur 28 - dont la France qui a voté contre… Pour aller à l'encontre du droit communautaire, il fallait démontrer que le MON 810 présente « un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l'environnement. » Ce qui, même au nom du sacro-saint principe de précaution, n'a pas été attesté. Depuis 1998, ce sont quatre OGM qui ont été autorisés à la culture en Europe. De quoi effrayer encore un peu plus les européens sur la composition des aliments qu’ils consomment, comme nous l’expliquons dans l’enquête de ce numéro. Comment, dans ce contexte, les citoyens peuvent-ils faire confiance à l’Europe accusée d'ores et déjà de tous les maux en période de crise ? L’européen convaincu Daniel Cohn-Bendit nous dévoile sa vision citoyenne pour redorer le blason européen. Et retrouver la confiance. Pour éviter la tentation de l’abstention ou des extrêmes…

Actualités

« Du plaisir dans l'assiette »

Entretien avec André Lagrange, président d’Initiative Bio Bretagne (IBB), et responsable d’une entreprise de charcuterie 100% Bio depuis 1984.

Où en est-on des 20% d'aliments bio en restauration collective, recommandation du Grenelle de l'environnement prévue d'abord pour 2014 puis repoussée à 2017 ?

Si on parle de moyenne nationale, on n'est pas encore aux 20%, loin de là... Certaines collectivités ont toutefois bien progressé. Pour d’autres, on en est encore loin. Et le contexte économique n’est pas favorable. Tout se mêle : élections, économie… Mais au lendemain de cette période électorale, la donne va changer. C’est à nous de proposer une offre adaptée aux cantines en marche vers une démarche de « manger mieux », de valoriser les expériences qui réussissent sur les territoires, de convaincre de franchir le pas. Les parents d’élèves et les élus ont également un rôle à jouer dans cette évolution.

C'est d'ailleurs la démarche que vous mettez en place auprès des collectivités dans le cadre de la charte régionale bretonne « Il fait bio dans mon assiette » ?

Clairement. On veut accompagner les collectivités dans cette démarche globale, en faveur notamment de l'alimentation bio. Mais on doit y aller pas à pas, en intégrant les spécificités locales. Si les parents d’élèves demandent par exemple un approvisionnement en circuit court -dès lors que cela est possible- et de saison, il n'y a plus de frein compte-tenu de la grande diversité de production sur les territoires. En complément de la gamme effectivement disponible à un niveau très local, d’autres types de fournisseurs peuvent intervenir car la filière Bio bretonne est bien représentée dans tous les secteurs d’activités (production, transformation, distribution) et dans toutes les filières (légumes, viandes, produits laitiers, œufs…). Le rôle d’Initiative Bio Bretagne est d’apporter des solutions concrètes pour l'ensemble des usagers de la restauration collective, dans le respect des principes et de valeurs de la Bio que nous avons justement inscrit dans la charte « Il fait Bio dans mon assiette ».

Comment impliquer davantage les enfants dans cette dynamique du manger mieux, à la fois pour limiter le gaspillage alimentaire mais surtout pour leur offrir de la qualité dans l'assiette ?

Il y a des périodes où les enfants sont plus réceptifs à l’alimentation. A l’adolescence par exemple, ce n'est pas simple. Je pense qu'il faut agir au plus tôt en faveur d'une véritable éducation culinaire, pour que les enfants trouvent du plaisir dans l'assiette. Je ne veux pas qu'ils voient les produits bio comme une contrainte de plus ou comme des produits « tristes » ou « bizarres » ! D’ailleurs, les professionnels Bio bretons ont beaucoup travaillé sur leurs recettes. Aujourd’hui, Bio rime avec plaisir gustatif ! On est loin des clichés des années 70. Bien évidemment, ces évolutions ont été réalisées en lien direct avec la santé des jeunes et de la planète… En tout état de cause, on peut arriver à faire des repas diversifiés à prix abordable en restauration collective. On a des expériences qui le prouvent : Lorient, Plérin, Saint-Avé, St Grégoire… Aux autres de suivre la voie ! Nous sommes là pour les y accompagner.

Plus d'infos

www.interbiobretagne.asso.fr

Reportage à la ferme de Bellevue sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

Reportage à la ferme de Bellevue sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, avec Jean-François Guitton, responsable de la Confédération paysanne en Loire-Atlantique. Il nous explique en quoi vivre dans cette ferme est un acte militant.                                                                           

Interview de Sylvain Huchette de France Haliotis

Entretien avec Sylvain Huchette, fondateur de France Haliotis, le premier élevage d'ormeaux en plein mer de France. Les coquillages sont élevés en pleine mer et nourris aux algues fraîches cueillies à la main dans le respect des saisons et du milieu marin. Plus d'infos : www.francehaliotis.com

" Bien manger local " Entretien avec Fabrice Roland, entreprise Rest’armor basée à Pluneret (56).

En quoi Rest'armor propose-t-elle une offre alimentaire différente de grandes entreprises comme Sodhexo ou Elior ?

Depuis 2005, savoir-faire culinaire et priorité aux approvisionnements locaux sont les deux axes forts qui font la singularité de Rest’Armor. Siège social basé en Morbihan, nous proposons des solutions de restauration basées sur l’authenticité, la saisonnalité et le plaisir du « bien manger local ».

Structure à taille humaine, nous cultivons une ambition territoriale et sociétale, par une cuisine gourmande, naturellement proche de tous nos clients de l’enseignement, du médico-social ou de l’entreprise sur le territoire historique de la Bretagne.

 

Quels sont vos engagements en matière de qualité alimentaire ?

Marquer le rythme des produits frais et de saison par une cuisine élaborée, équilibrée mais sécurisé,e garantissant les savoirs faire de nos métiers de bouche. Contribuer à la pérennité des exploitations agricoles du territoire en réduisant les intermédiaires commerciaux. Limiter les transports en consommant nos productions locales et régionales.

Favoriser les produits issus d’une agriculture raisonnée ou biologique. Et donc la création de ressources et d’emplois proche de nous. Construire et développer votre projet de restauration par l’écoute, la relation et le partage de valeurs culturelles, économiques, associatives… Autant de valeurs qui nous habitent chez Rest'armor !

 

Plus d'infos

http://www.rest-armor.fr/

« Impliquer les jeunes » Entretien avec Hélène Kurz, à la direction adjointe prévention et promotion de la santé de l'ARS Bretagne.

En quoi l'ARS participe-t-elle à promouvoir l'éducation nutritionnelle des jeunes, en faveur d'une alimentation saine?

L’ARS Bretagne a la volonté de décliner le plan national nutrition santé (PNNS) à l'échelle des territoires Bretons. Lancé en 2001, le PNNS est un plan de santé publique visant à améliorer l’état de santé de la population, en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs : la nutrition. Pour le PNNS, la nutrition s’entend comme l’équilibre entre les apports liés à l’alimentation et les dépenses occasionnées par l’activité physique. Son objectif : proposer des recommandations fiables et scientifiquement validées, pour aider la population et les professionnels du secteur à décrypter les informations parfois contradictoires que l’on entend tous les jours sur la nutrition.

A travers les financements que vous mettez en œuvre, quelles actions concrètes soutenez-vous sur les territoires Bretons ?

En finançant des opérateurs de terrain, nous cherchons à renforcer l'éducation nutritionnelle des jeunes . Pour les classes primaires par exemple, nous soutenons des actions sous forme de petits déjeuners pédagogiques, d’ateliers d’éveil sensoriel... Nous soutenons ainsi l'association « Défi santé nutrition », qui intervient dans les écoles de Brest pour la réalisation d'ateliers sur l’équilibre alimentaire en CP. L’accès à l'alimentation de qualité est en effet un axe majeur.
Autre illustration avec le projet « Plaisir à la cantine », porté par la Direction régionale de l'agriculture et la forêt (DRAF) et l'ARS. Il s'agit d’accompagner des établissements scolaires pour la valorisation des temps de repas au sein de l’établissement. Des modules de formation sont proposés à la fois aux cuisiniers, aux gestionnaires, aux conseillers d’éducation, aux infirmières scolaires... L'idée : le cuisinier n'est plus le seul à impulser une dynamique. Ce programme nécessite l’implication de l'ensemble des acteurs dans le cadre du projet d’établissement. La première session a eu lieu fin 2013 dans 10 collèges et lycées des Côtes d'Armor et du Finistère.

S'agit-il également d'impliquer les collégiens ?

Tout à fait. Il est important que les jeunes participent eux-aussi. Dans le cas de l'opération « Plaisir à la cantine », ils participent notamment à la réalisation d'un repas, en mettant « la main à la pâte ». L'objectif est d'impliquer les jeunes, invités à respecter le travail des cuisiniers qui font le repas.

Le lien nutrition / activité physique est un levier essentiel de votre action ?

Depuis 2012, nous sommes engagés avec l'association « Passerelle info ». Cette structure a mis en place l'outil « manger bouger pour ma santé », un programme que nous finançons. Il s'agit de former et accompagner des enseignants pour développer l’éducation nutritionnelle liée à l'activité physique. Pour mieux permettre aux jeunes d'aborder le lien entre activité physique et besoins nutritionnels, les séances proposées aident les élèves à construire par eux-mêmes et à mémoriser les messages de prévention, dans une démarche d’investigation.
L'opportunité de l'évolution des rythmes scolaires va nous permettre de développer des ateliers « nutrition-activité physique ». De quoi sensibiliser davantage les jeunes et essayer de toucher leurs parents !

Plus d'infos

http://www.ars.bretagne.sante.fr/