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Bretagne Durable - N°12 - été 2014

3,50 €

Sommaire: 

Au sommaire de ce numéro :

  • Échos d'ici et d'ailleurs

  • La vie du réseau

  • Controverse - Pour ou contre la valorisation des algues vertes ?

  • Un temps avec.........Severn Cullis-Suzuki, « Au nom des générations futures... »

  • Dossier : SUR LES CHEMINS DE LA BIODIVERSITÉ

  • Vagabondages..........Dans l’Air du temps, Détox numérique : une cure en zone We free

  • Initiatives.............La voile accessible à tous ; Job d’été : entrepreneur coopératif ; Qui veut acheter un mouton ?; Du bio... à la voile !

  • Portrait de militant : Denez l’Hostis : militant de l’environnement

  • Société............... La guerre des semences ?

  • En pratique.............Conserver les récoltes de son potager

  • À faire cette saison .....À table - Au jardin - Au foyer

  • Lumières..........La Régionalisation au regard du développement durable ; Plus d’Europe sur nos territoires au service de politiques énergétiques ambitieuses !

  • Éco-Club............ Rubrique d'expression citoyenne

  • Arts & Culture

  • Sur la toile

  • Sortons !

  • Carnet d’adresses

Édito: 

Plaidoyer pour un bien commun
Préserver la biodiversité : si tous les acteurs bretons sont d’accord sur l’urgence de ce rendez-vous planétaire, « qui ne peut plus attendre » selon les mots d’Hubert Reeves, Nicolas Hulot et autres défenseurs de ce bien commun de l’humanité réunis au Festival Escales-Terre à Lorient fin juin, les chemins de la Transition vers une réelle préservation de nos écosystèmes, de la nature qui nous entoure, ne sont pas (encore ?) à la hauteur des enjeux. Sous prétexte du mirage de la croissance à tout prix, il ne suffira pas de compenser nos impacts négatifs pour justifier de ne rien changer et continuer à faire du business, aussi vert soit-il. (Re)créer tantôt des espaces « verts », des mares, des « oasis de biodiversité », pour contrebalancer un développement basé sur le béton et le bitume, comme proposé à Notre-Dame-des-landes, ne suffit plus… Créer des réserves naturelles pour permettre aux randonneurs d’apprécier ces joyaux de notre patrimoine, dossier que nous abordons cet été dans nos colonnes, est certes une vitrine indispensable pour l’attractivité des territoires et la préservation de la biodiversité. Mais se cantonner à ce prisme d’action sera également insuffisant pour éviter la « 6e extinction des espèces » annoncée par Hubert Reeves. C’est seulement par une action transversale, en abandonnant le seul logiciel de la croissance, que notre société pourra muer vers un réel développement durable et solidaire.

Actualités

Une semaine pour fêter les semences paysannes !

L'art de réutiliser ses propres semences est l'acte fondateur de l'agriculture. Ce savoir, que l'on croyait disparu sous les coups de boutoir de l'agriculture industrielle, est aujourd’hui en pleine renaissance. De multiples collectifs de paysans, jardiniers et citoyens se le réapproprient et apportent ainsi leur contribution à la nécessaire transition vers un modèle agricole plus sobre, respectueux des milieux et des êtres vivants.

Le Réseau Semences Paysannes (RSP) lance la seconde édition de la Semaine des Semences Paysannes. Du 20 au 28 septembre 2014, une trentaine d'événements seront ainsi organisés un peu partout en France pour fêter la biodiversité cultivée et sensibiliser chacun sur les enjeux afférents (souveraineté alimentaire, droit des paysans, agroécologie...).

Retrouvez les événements programmés sur le site internet du RSP, rubrique Semaine des Semences Paysannes : bourses de semences, fêtes des battages, visites de collections de variétés paysannes actuelles et traditionnelles, journées d'échanges de savoirs et savoir-faire, portes ouvertes aux Maisons des Semences Paysannes, marchés de producteurs, atelier-cuisine, ciné-débat.....

Il s'agit de partager avec chacun la passion qui alimente ces initiatives à l'origine du renouveau de tous ces légumes, fruits, céréales, prairies et autres espèces agricoles que l'on croyait disparus. Il s'agit également d'alerter le public sur la nécessité de défendre les droits des paysans et des jardiniers de sélectionner, reproduire, utiliser, échanger et vendre leurs semences, droits sans lesquels notre nourriture se réduirait à quelques variétés industrielles gourmandes en engrais et pesticides ou génétiquement modifiées. Cette question politique essentielle est à l'ordre du jour du projet de loi Biodiversité discutée au Parlement cet automne. Pourtant, le gouvernement veut confisquer le débat démocratique en légiférant sur ce sujet par ordonnance. Est-ce pour mieux capituler devant les lobbies dans le secret des cabinets ministériels ? Face à la généralisation de la biopiraterie, qui a permis à trois multinationales semencières de s'emparer de plus de la moitié du marché mondial des semences, le RSP appelle les parlementaires à refuser que le droit soit défini par les lobbies, à se réapproprier leur rôle et à écrire eux-mêmes dans la transparence du débat parlementaire une loi ambitieuse de protection absolue des droits des agriculteurs sur leurs semences et leurs animaux.

Le Conseil d'administration du Réseau Semences Paysannes
Contact : Frédéric Latour, frederic@semencespaysannes.org

Retrouvez notre dossier sur les semences dans notre N°12 de Bretagne Durable actuellement en kiosques et magasins bio !

 

Ce texte provient d'un communiqué de presse.

 

Semences paysannes : encore un effort Mesdames et Messieurs les Parlementaires !

Aiguillon le 24 juillet 2014

Le Réseau Semences Paysannes se félicite des quelques portes entre-ouvertes par la Loi d'Avenir Agricole pour les semences paysannes. Depuis vingt ans, chaque vote sur les semences offrait un « carton plein » au lobby semencier, contre les aspirations des français qui réclament une vraie défense de la biodiversité cultivée et alimentaire menacée de disparition par les lois semencières. Un changement est-il en train de s'amorcer dans la continuité de la récente loi d'interdiction de culture des maïs OGM ?

Le Parlement a en effet reconnu le droit élémentaire des agriculteurs d'échanger leurs propres semences. Malheureusement, ce droit reste encore soumis à l'agrément des Groupements d'Intérêt Économique et Environnemental (GIEE) donné par des commissions où les multiplicateurs et les vendeurs de semences industrielles qui dominent la « profession » agricole risquent d'être largement majoritaires : accepteront-ils de bon gré que des paysans s'organisent pour ne plus acheter leurs semences chaque année ?

Le Parlement a aussi commencé à limiter la portée des brevets sur le vivant : ils ne s'appliqueront pas en cas de contamination accidentelle d'un champ ou d'un lot de semences. Mais qu'adviendra-t-il si un agriculteur informé d'une telle contamination veut utiliser sa récolte comme semence, par exemple pour sélectionner et conserver ses variétés locales ? La présence du caractère breveté ne sera plus accidentelle, mais intentionnelle. Sera-t-il traîné devant les tribunaux comme un vulgaire malfaiteur ?

Le Parlement a enfin rétabli la limitation de la réglementation des semences à son seul objet : la production et la vente de semences commerciales. Contrairement à ce que voulait imposer l'ancienne majorité, les agriculteurs pourront continuer à utiliser leurs semences de ferme et paysannes sans que les normes de la réglementation du commerce ne puissent les en empêcher. Mais la loi sur les Certificats d'Obtention Végétale de 2011, qui vise à interdire les semences de ferme ou à les taxer de royalties reversées à l'industrie, n'est toujours pas abrogée.

Le Réseau Semences Paysannes remercie toutes les organisations du collectif Semons La Biodiversité et tous les parlementaires qui ont œuvré pour gagner ces quelques avancées. Mais il les appelle à ne pas s'arrêter en chemin et à rester mobilisés pour obtenir la pleine reconnaissance des droits inaliénables des agriculteurs de conserver, d'utiliser, d'échanger, de vendre leurs propres semences et de les protéger des contaminations génétiques comme de la biopiraterie.

Semences Paysannes

Cet article provient d'un communiqué de presse

« Tout est bon...dans le chanvre »

L'chanvre, producteur artisanale de chanvre alimentaire, vient de déménager au village de Gouarec, près du lac de Guerlédan. Entretien audio avec Christian Latouche, fondateur de la société, qui tente depuis 1998, de relancer la filière chanvre en France et en Europe. Il revient sur les multiples qualités nutritionnelles et textiles de cette graine, dont le savoir-faire traditionnel avait peu à peu disparu... jusqu'à un récent regain d'intérêt.

Plus d'infos sur :

www.lchanvre.com/

Crédits : Lchanvre

« L'aromathérapie, une alternative aux antibiotiques »

L'association pour une Agriculture durable par l'autonomie, la gestion et l'environnement (Adage35), installée en Ille-et-Vilaine, vient de clôturer son programme d'actions sur le recours à l'aromathérapie, dans les élevages bovins laitiers. Lancée en 2008, en réponse à la demande des éleveurs, cette initiative a permis de former les professionnels à l'utilisation des huiles essentielles, en tant que soins vétérinaires contre des maladies comme la mammite. Entretien audio avec Tiphaine Daudin, animatrice à l'Adage.

Plus d'infos :

Www.adage35.org

 

Crédits : Adage35. Légende : application d'huiles essentielles pour traiter une mammite.

Vers la fin des pesticides ?

Le festival Escales Terre a installé son village au cœur même de la ville de Lorient fin juin. Associations, collectivités, artistes, coopératives, se sont réunis pour célébrer les initiatives de développement durable et solidaire du territoire breton. Plusieurs milliers de personnes étaient présentes pour partager ce moment de sensibilisation au respect de l'environnement. Le sénateur du Morbihan, Joël Labbé, à l'origine de la loi sur l'interdiction des pesticides dans les espaces verts publics et les jardins particuliers était présent. Entretien vidéo.

Plus d'infos :

www.escalesterre.fr/

Escales Terre: Joël Labbé, sénateur du Morbihan par BD_info

Un festival de solidarités...

Après quatre jours de festivités, le festival des Vieilles Charrues s'est conclut hier soir sur la musique rock de Thirty Second to Mars et l'ambiance électro de Kavinsky. Pour cette 14ème édition, plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient au rendez-vous et près de 6 000 bénévoles ont travaillé de concert pour faire de cet événement une réussite. Le large dispositif d'accueil de personnes en situation de handicap a été une nouvelle fois mis en place, encadré par une centaine de bénévoles. Et pour la première fois une nouvelle zone équipée d'un dispositif de boucle magnétique, a permis aux malentendants de profiter pleinement du son entraînant de Lily Allen. Une démarche citoyenne, qui s'est inscrit dans l'engagement pris, depuis 2005, par l'association du festival au sein du collectif des festivals engagés pour le développement durable et solidaire en Bretagne.

 

Retrouvez les interviews réalisés par nos partenaires les Eco-bretons, présents sur le site du festival la semaine dernière.

Plus d'infos :

www.vieillescharrues.asso.fr/

http://www.lecollectifdesfestivals.org/

 

« Évitons que les milieux se dégradent ! »

Poursuite de notre dossier de notre numéro d’été dédié à la randonnée dans les espaces naturels, en compagnie de Thibault Gaborit, responsable du service espaces naturels au sein du Conseil général d’Ille-et-Vilaine.

Comment les collectivités – dont le CG 35- participent-elles à la préservation des espaces naturels ?

C’est un devoir pour les collectivités de chercher à préserver des milieux, des espèces souvent menacés par l’érosion de la biodiversité. Nous devons faire en sorte de sensibiliser à cet enjeu majeur. Dans cette perspective, le Conseil général d’Ille-et-Vilaine a acquis une centaines de sites, dont 52 espaces naturels sensibles ouverts au public, soit 2900 ha. Ces derniers sont aménagés à l’aide de sentiers de découverte ou d’interprétation. Notre objectif est d’apporter des informations aux randonneurs, liées aux enjeux de la préservation, aux espèces, à l’histoire de ces sites.

Certains sites –dont la pointe du Grouin - ont été fortement dégradés ces dernières années, en raison de la pression touristique, quelles actions sont entreprises pour limiter cet impact négatif sur la biodiversité ?

La pointe du Grouin est le site le plus fréquenté de nos espaces naturels départementaux (environ 350 000 visiteurs / an). Les milieux de landes comme les prairies littorales y ont en effet été sur-piétinés jusqu’à la fin des années 1990. A tel point que la pointe était devenue rase et ces milieux très dégradés : landes, bruyères, espèces patrimoniales commençaient à disparaitre… Le département a mis en place des actions pour permettre la canalisation du public en cloisonnant certains secteurs du site sur lesquels on a souhaité voir réapparaitre les milieux. Apres 15 ans d’action, le site a retrouvé sa qualité écologique et paysagère.

Quels sont les autres sites sur lesquels des actions de sensibilisation à la préservation de la biodiversité ont été menées ?

Il y a aussi le site de la pointe de la Garde guérin (St Briac), où l’on a expérimenté la création d’un sentier d’interprétation il y a un an. Nous proposons aux randonneurs des médias sonores (application Iphone, MP3…), pour les accompagner durant leur balade grâce à des témoignages, photos et autres informations complémentaires. On a aussi créé un livret de découverte pédagogique, sous une forme d’énigme à résoudre pour les familles. Dernier exemple au domaine de Careil (commune iffendic). Nous avons mis en place un observatoire ornithologique avec un accès spécifique pour les personnes handicapées. Autant d’actions qui permettent un partage des connaissances au plus large public !

Plus d’infos

www.bretagne35.com

www.ille-et-vilaine.fr

Zoom sur… le partage de connaissances !

Au-delà de l’ouverture de ces sites au grand public, près de 75 animations sont organisées durant toute l’année au sein des espaces naturels d’Ille-et-Vilaine, dont une quarantaine durant l’été. Celles-ci sont proposées par des associations comme Bretagne Vivante, la LPO, les CPIE Brocéliande et Val de Vilaine ou encore Eau et rivières de Bretagne.  

Légende : Sur la Pointe de la Garde Guérin, de nombreuses animations de sensibilisation sont proposées par les associations de protection de l’environnement. Crédit : cg35.

Communiqué : Voyager en Bretagne sans ma voiture : 10 hébergements touristiques bretons engagés dans une expérimentation régionale

Crédit photo : Camping la Fontaine du Hallate

En lien avec notre dossier de Bretagne Durable magazine n°12, voici une nouvelle info sur le tourisme responsable en Bretagne.

Voyager sans sa voiture...réalité ou utopie ? Quand on sait que 82% des français préfèrent utiliser leur propre véhicule en vacances, le pari de l’éco-mobilité semble difficile à gagner ! Et pourtant, l’ADEME Bretagne, acteur engagé en faveur du tourisme et de la mobilité durable a lancé le programme «Voyager en Bretagne sans MA voiture». Dans ce cadre, 10 hébergements touristiques ont été choisis afin d’élaborer une offre destinée aux touristes qui souhaitent choisir un séjour court sans leur voiture. L’objectif de l’expérimentation ? Généraliser ce dispositif auprès d’un plus grand nombre d’hébergements sur le territoire.

En matière de tourisme, le déplacement en voiture individuelle est aujourd’hui une norme : 82% des français se déplacent avec leur propre véhicule pour aller sur leur lieu de villégiature et pendant leurs vacances, tandis que seuls 13,5% d’entre eux utilisent le train. En dépit du critère environnemental, la rapidité, la praticité et le coût sont des variantes prépondérantes dans le choix des modes de transport.

Cependant, face à la raréfaction de l’énergie fossile, à son coût et à l’impact de ce mode de déplacement sur les émissions de gaz à effet de serre, une mutation doit être opérée.

PRÉSENTATION DU PROJET VOYAGER EN BRETAGNE SANS MA VOITURE

Les 10 hébergements sélectionnés sont déjà engagés dans une démarche environnementale via le club du Comité Régional de Tourisme «Voyagez Responsable» ou la certification Ecolabel européen. Leur motivation pour ce programme : être acteur du changement du mode de déplacement de leurs clients et d’une expérience de vacances innovantes.

Échanger autour du développement durable

Du 11 Juin au 11 juillet, Bruded, le réseau des communes bretonnes investies dans le développement durable, organise son 4e cycle de visites sur le thème de « l'Urbanisme durable ». Aujourd'hui 120 communes adhèrent à l'association et mutualisent leur expérience et leurs réalisations, pour promouvoir un aménagement « durable » du territoire. A l'occasion des écoterritoriales du 18 et 19 juin, à Saint Brieuc, rencontre audio avec Georges Lostanlen, maire de Guimaec et président du Bruded, qui revient sur ces neuf années de coopération des élus bretons.

Plus d'infos :

www.bruded.org/

 

 

96,4 % des baignades en mer respectent les exigences de qualité

L’Agence régionale de santé Bretagne assure le contrôle sanitaire de l’ensemble des zones de baignade recensées, tant sur le littoral que sur les eaux intérieures. Si ce suivi répond à une préoccupation essentielle en matière de santé publique, il présente également l’intérêt d’évaluer plus globalement l’état de santé des eaux littorales et intérieures.

En 2013, ce sont ainsi 561 sites de baignade en mer et 28 sites de baignade en eau douce qui ont fait l’objet d’un contrôle de leur qualité microbiologique entre juin et septembre, représentant près de 4 700 prélèvements et analyses d’eau. Ces travaux ont mis en évidence la bonne qualité des eaux de baignade bretonnes : 96,4 % des baignades en mer respectent les exigences de qualité communautaires (qualité excellente, bonne ou suffisante), et 92,9 % des eaux douces intérieures de baignade contrôlées sont de qualité au moins suffisante.

L’ARS Bretagne met aussi tout en oeuvre, pour présenter les résultats de ces prélèvements au grand public. Ainsi, elle diffuse aux collectivités, offices de tourisme et nombreux professionnels du tourisme de la région un dépliant d’information sur la qualité des eaux de baignade en mer. Ce document présente le classement sanitaire de chaque baignade contrôlée sur le littoral breton et rappelle aux futurs estivants quelques conseils essentiels en matière de sécurité et de santé publique.

 

Plus d'infos : www.ars.bretagne.sante.fr

« Maîtriser l'extension urbaine »

A l'occasion du dossier Biodiversité de ce numéro d'été, nous avons rencontré Daniel Cueff, président de l’Établissement public foncier de Bretagne. Alors que la région perd toujours plus de patrimoine paysager au profit de zones urbanisées, la préservation de la biodiversité est aussi devenue une affaire de maîtrise foncière. Comment agir au niveau des politiques publiques pour enrayer ce phénomène ? Entretien audio lors des écoterritoriales du 18 et 19 juin, à Saint Brieuc.

Plus d'infos : 

www.foncierdebretagne.fr/

Crédits : (c)éco-bretons