Magazine

Bretagne Durable - n°13 - automne 2014

3,50 €

Sommaire: 

Au sommaire de ce numéro :

Échos d'ici et d'ailleurs

La vie du réseau

Vagabondages... À chacun son rythme, une réforme disparate, Yoga du rire : faites le plein de gaieté !

Dossier... CHANGEONS LA FINANCE !

Un temps avec... Pierre Rabhi : « La nature n’a pas besoin de nous »

Territoires... Guichen : un vivier de militants

Controverse...Pour ou contre la chasse récréative

Lumières... « Rien ne se perd, rien ne se crée... ! », Pour qu’il serve… au lieu d’asservir !

Société... ONG : tenir la ligne de crête

En pratique... Vers une finance participative ?

À faire cette saison : À table - Au jardin - Au foyer

Initiatives... L’Arbre à vent, éolienne du futur ? La Bambelle, une bière ancrée dans le local, Pour une pédagogie de la finance, Apporter son observation à l’édifice

Éco-Club... Rubrique d'expression citoyenne

Portrait de militant... Henri Peuziat, Pour du bon cochon

Carnet de balade... De Rennes vers Dinard à bicyclette

Art et culture

Sur la toile

Sortons !

Carnet d’adresses

Édito: 

La Finance du futur

Placer son argent dans des projets à forte utilité sociale ou environnementale, plutôt que dans d’opaques fonds spéculatifs, dont vous ignorez le plus souvent même l’existence. Un rêve pieux ? Rien de tel… Puisque plus d’un million de Français souscrivent à des placements solidaires, notamment grâce à leur épargne ! Et favorisent ainsi le développement de projets locaux, pourvoyeurs d’emplois sur les territoires. « Y-a-t-il une finance heureuse, au service d’investissements heureux ? » s’interrogeait le 6 juillet dernier le ministre du Travail Michel Sapin, lors des rencontres économiques d’Aix-en-Provence, en écho à la fameuse phrase du candidat Hollande : « Mon ennemi, c’est la finance… ». Et le ministre de compléter son Président : « Notre amie c’est la finance : la bonne finance », expliquait-il encore. Même si cette (bonne) finance reste encore largement minoritaire, en 2013, les montants investis dans des placements solidaires ont progressé de 28 %, pour atteindre 6 milliards d’euros, selon le baromètre annuel réalisé par Finansol. Dans ce numéro de rentrée, nous sommes allés à la rencontre de celles et ceux qui ont choisi de promouvoir cette autre finance, tournée vers l’éthique. En faveur de l’homme et de son environnement. Plongeon au coeur de l’argent au service de l’intérêt général !

La rédaction de Bretagne Durable magazine

Actualités

« CIGALES cherchent fourmis » Rencontres entre porteurs de projet et financeurs solidaires.

Les CIGALES de Bretagne proposent aux porteurs de projets en recherche de financement, y compris se rattachant à l’Economie Sociale et Solidaire, de rencontrer les cigaliers (investisseurs). Il s’agit de la première rencontre de ce type en Bretagne. Les porteurs de création de projet ou bien les entreprises déjà créées, cherchant à renforcer leurs fonds propres seront accueillies.

Vendredi 7 novembre 2014 
VANNES – De 16h à 20h à la Maison des familles, 47 rue Ferdinand Le Dressay
RENNES – De 16h à 20h à la Maison de l'ESS, 15 rue Martenot
BREST – De 16h à 18h, 7 rue de Vendée
MONTFORT-SUR-MEU – De 16h à 20h, salle Juguet de l'hôtel de MontfortCommunauté, 4 place du Tribunal

NB : la même opération se déroule également le 7 novembre 2014 :
•en Pays de Loire à Laval, Clisson, Le Mans, Nantes
•en PoitouCharentes à La Rochelle, Niort, Poitiers, Angoulème, Cognac, Villefagnan

Objectifs de la rencontre :
Pour le porteur de projet, il s’agit de faire connaître son projet et repérer d’éventuels apporteurs de fonds propres.
Pour les CIGALES, les clubs présentent leur fonctionnement et repèrent d’éventuels projets auxquels apporter des ressources.

Quels types de projets ? Projet collectif entrepreneurial qui apporte une plusvalue sociale (au sens large) ou environnementale ou culturelle sur le territoire.
Quelles structures peuvent en bénéficier ? Entreprises locales dont la structure juridique peut être une SCOP, une SARL "classique", une SAS, une SA, une SCIC, une association Loi 1901 ... 

Plus d'infos : Espace Anne de Bretagne 15 rue Martenot 35000 RENNES
Tél : 02 99 38 41 92 / Site Internet : www.cigales-bretagne.org

La Coop Bio, 20 ans de développement durable

Créée en 1993 sous forme de coopérative de consommateurs suite au regroupement de 2 groupements d’achat associatifs du Pays de Rance –Dinan - Saint-Malo, La Coop Bio s’est transformée en Société Coopérative et Participative SCOP en décembre 1995. La Coop Bio réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros et fournit un emploi à 50 salariés. La coopérative vient d’ouvrir son 3ème magasin à Taden / Dinan en février 2014, créant ainsi 7 emplois supplémentaires.

Spécialisée dans le conseil et la vente de produits biologiques, l’entreprise écoute et adapte en permanence son offre aux attentes d’une clientèle locale soucieuse de sa qualité de vie et exigeante dans son acte d’achat. Véritables experts, ses équipes choisissent librement environ 16 000 références-produit en magasin et s’engagent dans des partenariats de long terme avec ses 310 fournisseurs, tous respectueux de critères environnementaux stricts.

Consciente de sa responsabilité environnementale, La Coop Bio soutient le développement de l’agriculture biologique locale. Elle privilégie les circuits courts et la relation directe. Elle respecte le cycle des saisons, réduit ses emballages en mettant en avant depuis toujours la vente en vrac et trie ses déchets. Le papier mais aussi 90 % des matériels et équipements de ses magasins sont issus du recyclage.

La Coop Bio est une entreprise citoyenne qui a pour objectif de développer des emplois qualifiés et durables permettant à ses salariés de vivre et travailler au pays. La coopérative mène une politique d’insertion professionnelle des jeunes (6 apprentis en formation) comme des seniors. Elle a recruté, par exemple, une personne de 57 ans en recherche d’emploi et signé un contrat de génération en novembre 2013.

La charte des valeurs de La Coop Bio affirme l’obligation de veiller à la santé des salariés ainsi que l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle : planning horaire modulable, 1 samedi sur 2 en famille malgré l’activité commerçante, poste avec variabilité quotidienne des tâches pour prévenir les troubles musculo-squelettiques…

Donner du sens à la coopération et faire de ses salariés des acteurs militants sont aussi des préoccupations majeures de La Coop Bio. C’est pourquoi, l’entreprise met en oeuvre des pratiques démontrant qu’il est possible d’entreprendre autrement en portant les valeurs des SCOP et de l’Economie Sociale et Solidaire : démocratie avec la règle 1 personne= 1 voix, libre adhésion au sociétariat, devoir de transparence des dirigeants, partage équitable du résultat entre entreprise/salariés/associés. Entreprise ancrée au territoire, 100 % de sa valeur ajoutée est redistribuée sur place, principalement sous forme de salaires. L’outil de travail appartient au collectif des salariés-associés avec pour finalité sa transmission aux générations futures…

Les 33 salariés qui ont plus d’un an de présence sont tous associés et détiennent la totalité du capital social. Ils s’impliquent et co-construisent les projets de la coopérative, ce qui rend les actions décidées immédiatement opérationnelles. Pour renforcer sa gouvernance coopérative, La Coop Bio va se doter d’un Conseil d’Administration à partir du 1er janvier 2015.

En résumé, La Coop Bio a la volonté d’agir au quotidien en faveur d’un développement durable fondé sur l’équilibre entre démocratie participative, viabilité économique, responsabilité sociale et protection de l’environnement.